Chakra de la Couronne Glande pinéale  Système Endocrine

         La glande pinéale ou épiphyse est une petite glande endocrine conique, médiane, attachée à la partie postérieure du troisième ventricule, située dans le cerveau. Elle est responsable de la sécrétion de nombreuses hormones telles la mélatonine et la sérotonine. Celles-ci interviennent notamment dans la régulation du rythme biologique. Chez les oiseaux, on retrouve une spécificité d'origine à la trilogie entre cette glande, les noyaux supra chiasmatiques et l'œil.

         Une glande endocrine est un organe interne (une glande) qui sécrète des hormones dans la circulation sanguine qui les mène vers des organes ou des cellules cibles distants, où elles exercent des fonctions spécifiques.

         Il y a, dans notre cerveau, une région pouvant conserver un rythme de base autonome même si les indices du cycle jour-nuit sont supprimés.

         Chez les mammifères, on a pu localiser cette « horloge biologique » dans l’hypothalamus, en bordure du troisième ventricule. Il s'agit du minuscule noyau suprachiasmatique (NSC) dont les neurones sont parmi les plus petits du cerveau (comme toutes les structures du cerveau sont bilatérales, il y a en fait deux NSC, l'un à droite et l'autre à gauche de l'axe de symétrie).

         Pour plus de précision, notre horloge centrale se resynchronise quotidiennement avec des stimuli extérieurs comme la luminosité grâce aux nerfs optiques qui lui apportent cette information en provenance de cellules ganglionnaires spéciales de la rétine.

         Pour ce qui est des voies de sortie du NSC, les axones qui en sont issus innervent principalement l’hypothalamus et des structures proches. Certains vont aussi rejoindre d’autres parties du diencéphale et d’autres encore se rendent jusqu’au mésencéphale.

        Enfin, une structure très importante reçoit des signaux du NSC, bien que de manière indirecte : il s'agit de la glande pinéale (aussi appelée épiphyse). Chez les oiseaux, les reptiles et les poissons, cette petite glande située au sommet du cerveau est sensible à la lumière et coordonne elle-même des phénomènes cycliques chez ces animaux. Chez les mammifères toutefois, bien que la glande pinéale conserve sa capacité de synthétiser de façon cyclique, en l’occurrence la nuit, l’hormone mélatonine, elle ne constitue pas en elle-même une horloge et la synthèse cyclique de l'hormone est dépendante des signaux du NSC.

         La mélatonine, parfois appelée « l’hormone du sommeil », commence à être produite par la glande pinéale à la tombée du jour. Quand le niveau sanguin de l’hormone s’élève, la température corporelle baisse légèrement et le besoin de dormir se fait de plus en plus sentir. Ce niveau reste élevé pendant à peu près 12 heures, puis redescend en début de matinée quand la lumière du jour inhibe l’activité de la glande pinéale.

         Si l’on revient à notre horloge centrale située dans le NSC, on ne sait pas encore dans le détail comment elle règle tant de comportements cycliques dans l’organisme.

         Mais on sait qu’elle met à contribution la glande pinéale et on a pu montrer qu’en détruisant les efférentes du NSC, on supprime également les rythmes circadiens.

    Le cerveau

        Est une masse de cellules nerveuses (neurones) qui occupe la cavité du crâne chez l'humain et chez les animaux vertébrés, et que l'on reconnaît comme le siège des sensations et le principe des mouvements volontaires. C'est un organe qui constitue la majeure partie de l'encéphale et qui recouvre le cervelet avec lequel il a d'étroites connexions ainsi qu'avec l'isthme de l'encéphale. Il offre la forme d'un ovoïde à petite extrémité antérieure, inférieurement adapté par sa configuration à la conformation de la base du crâne, sur laquelle il repose. Les deux masses volumineuses symétriques (hémisphères) qui le constituent sont réunies par une sorte de pont (corps calleux); il est relié au cervelet par deux prolongements appelés pédoncules cérébelleux, à la moelle épinière par deux autres prolongements (pédoncules cérébraux). 

         On a l'habitude de considérer au cerveau une face convexe recouverte par la calotte crânienne, et une base, qui, nous l'avons déjà dit, s'appuie en avant sur l'étage frontal de la base du crâne, et recouvre en arrière la protubérance annulaire et le cervelet, dont elle est séparée par un repli des méninges. On reconnaît encore au cerveau une circonférence horizontale, une extrémité antérieure et une extrémité postérieure. La convexité du cerveau est symétriquement divisée par la grande scissure inter hémisphérique, à direction antéropostérieure, et où s'insinue la faux du cerveau, qui pénètre jusqu'au corps calleux

         Ajoutons que les hémisphères cérébraux ont été divisés, non sans quelque arbitraire, en lobes, dénommés suivant leurs rapports avec les diverses régions du crâne. Sur une vue de profil, on aperçoit, à la partie antérieure du cerveau, le lobe frontal; le lobe occipital occupe la région postérieure de l'organe; le lobe temporal constitue une saillie qui s'adapte à la fosse temporale de la base dit crâne. Le lobe pariétal est sous-jacent à l'os pariétal.

        Etudiée avec ardeur par les anatomistes, la topographie du cerveau est bien connue, mais sa physiologie n'a fait des progrès qu'au début du XXe siècle. A la doctrine de l'unité d'action du cerveau, centre de l'intelligence, on a alors substitué celle des localisations cérébrales, qui fait du cerveau, non un organe homogène, mais une fédération d'organes dont les propriétés, les facultés sont distinctes. Les cellules servant à une même fonction sont, non disséminées, mais groupées, et leur association constitue les centres des perceptions, des mouvements volontaires et des actes psychiques.

Description du cerveau humain 

         Le cerveau est un renflement du névraxe des vertébrés. Il dérive de l'ectoderme et résulte des transformations de la première vésicule de la partie antérieure du tube médullaire (figure A). Logé dans la boîte crânienne, il a la forme d'un ovoïde à face inférieure aplatie. Son poids, variable, est, en moyenne, de 1,157 grammes chez l'homme, et de 995 grammes chez la femme. Outre son enveloppe osseuse, le cerveau est protégé par trois membranes : la dure-mère, la plus extérieure ; la pie-mère, en rapport direct avec la surface cérébrale, et, entre les deux, servant de séreuse, l'arachnoïde.

        Par suite de sa symétrie, on décrit au cerveau deux hémisphères, réunis entre eux par les fibres transversales du corps calleux. Entre les deux hémisphères s'insinue un prolongement de la dure-mère, la faux du cerveau.

        La surface du cerveau, lisse chez quelques animaux inférieurs, présente, chez les vertébrés supérieurs (appelés pour ce motif gyrencéphales), de nombreuses saillies dites circonvolutions, séparées par des dépressions dites sillons ou scissures. Ces circonvolutions témoignent du grand développement de la substance grise de l'écorce du cerveau; elles en augmentent la surface. Chez l'humain, c'est un véritable fouillis : Gratiolet, le premier, a pu en faire une description. Le cerveau des singes, beaucoup moins incisé, représente comme le schéma de celui de l'humain, et son étude a beaucoup contribué à débrouiller le chaos des circonvolutions. Il y a des variations individuelles, par prédominance de certaines facultés, mais le plan fondamental subsiste toujours.

         La conformation intérieure du cerveau est complexe. Une coupe tangentielle à la face supérieure du corps calleux permet d'apercevoir, au centre de chaque hémisphère, une masse blanche, dite centre ovale de Vieussens, circonscrite par la substance grise de l'écorce cérébrale. Si l'on enlève le corps calleux, on rencontre : sur la ligne médiane, une lame de substance blanche, le trigone cérébral; de chaque côté, deux grandes cavités, les ventricules latéraux, tapissés par la membrane épendymaire. Sous le trigone, une lame vasculaire s'étale, la toile choroïdienne, logeant dans sa partie postérieure la glande pinéale. Enfin, encore au-dessous, une troisième cavité médiane, le ventricule moyen ou troisième ventricule, communiquant avec les deux premiers par les trous de Monro.

          Structure du cerveau. 

         Chaque hémisphère cérébral se compose de trois parties distinctes :

1. le manteau cortical, où domine la substance grise et qui est composé de couches alternantes au nombre de six, de substance blanche et de substance grise; 

2. les masses grises centrales, le corps strié et les couches optiques; 

3. une masse de substance blanche remplissant l'espace situé entre la substance grise corticale et celle des masses centrales. Cette masse blanche est constituée par la capsule interne, dont les fibres issues des pédoncules cérébraux s'irradient dans le centre ovale en forme d'éventail et forment la couronne rayonnante.

         Les cellules de la surface cérébrale sont pyramidales, à grand axe vertical, le sommet dirigé vers la surface. Elles possèdent un noyau et des grains pigmentaires. De dimensions fort diverses, elles atteignent parfois un tel volume qu'on leur a donné le nom de cellules géantes.

         Les fibres nerveuses qui constituent la substance cérébrale ne sont que la continuation des fibres de la moelle et du bulbe et ont même structure.

Circulation cérébrale.

        Le sang est apporté au cerveau par quatre grandes artères : les deux carotides internes, et les deux cérébrales postérieures. Ces quatre artères s'anastomosent et forment à la base du cerveau l'hexagone de Willis. Les branches artérielles, émanées de l'hexagone de Willis, constituent deux systèmes : l'un pour les circonvolutions, l'autre pour les noyaux centraux.

        Ces deux systèmes, quoique avant même origine, n'ont entre eux aucune communication; la lésion de l'un ne peut donc être compensée par l'autre. Il en est, du reste, de même des subdivisions de chacun de ces systèmes, de telle sorte qu'une embolie ou une rupture vasculaire entraîne l'abolition complète de toute la partie irriguée par le vaisseau. Les artères les plus importantes, au point de vue pathologique, sont : l'artère cérébrale moyenne ou sylvienne, qui irrigue les centres fonctionnels, et l'artère qui traverse la capsule interne, nommée par Charcot artère de l'hémorragie cérébrale. Les veines offrent moins d'intérêt ; elles se subdivisent en superficielles et profondes, et sont, en général, tributaires des sinus cérébraux.

Anatomie comparée

        Chez les poissons, les batraciens et les reptiles, les hémisphères cérébraux se développent peu. Ils sont plus volumineux chez les oiseaux, et chevauchent postérieurement au-dessus de la portion moyenne des lobes optiques. Chez les mammifères, ils enveloppent plus complètement ces lobes et les parties voisines (cerveau moyen) et, chez les plus élevés, ils recouvrent le cervelet. Chez tous les vertébrés (oiseaux, reptiles, batraciens, poissons), sauf chez les mammifères, les deux hémisphères ne sont unis entre eux que par la commissure antérieure, située vers leur partie inférieure et postérieure. Cependant, chez les poissons plagiostomes, ils sont coalescents.

         Chez les mammifères, dans la région moyenne du cerveau, un appareil commissural s'étend d'un hémisphère à l'autre, très réduit chez les marsupiaux et les monotrèmes. Certaines différences existent, chez les mammifères, dans la structure de plusieurs parties du cerveau. Ainsi, les éminences ou tubercules mamillaires sont peu distincts chez beaucoup de mammifères inférieurs, et, parfois, paraissent ne former qu'un seul lobule arrondi (cheval, ruminants, phoque); ils sont saillants et bilobés chez les singes, les lémuriens, certains carnivores et quelques rongeurs. La corne d'Ammon ou pied d'hippocampe est, proportionnellement aux parties voisines, beaucoup plus grosse chez les marsupiaux et les rongeurs.

         La surface des hémisphères est lisse ou à peine creusée de quelques sillons superficiels chez beaucoup de mammifères (rongeurs, insectivores, chiroptères, ouistitis, marsupiaux, ornithorynques). Au contraire, il existe des plis cérébraux nombreux ou circonvolutions chez les carnivores, les ongulés, les cétacés, les amphibiens, les singes (gy encéphales). On appelle quelquefois "cerveau" les ganglions sus-œsophagiens des arthropodes

Centres psycho-sensoriels :

1.    centre visuel, situé à la surface du lobe occipital; 

2.    centre auditif, partie postérieure du deuxième et troisième temporales; 

3.   centre olfactif ou gustatif, à la partie antérieure de la deuxième circonvolution temporo-occipitale, ou de l'hippocampe;

4.   le centre des sensations tactiles et de la douleur ou de l'hémianesthésie.

    Les fibres nerveuses issues de ces centres unissent l'écorce cérébrale au pédoncule cérébral du même côté; mais, par suite, plus tard, de leur entrecroisement dans le bulbe et la moelle, les lésions produisent des paralysies dites, «croisée", les lésions de l'hémisphère gauche déterminant la paralysie du côté droit du corps. Le trajet cérébral de ces fibres est bien connu; et le médecin peut faire, pendant la vie, le diagnostic topographique des lésions du cerveau.