Chakra Racine - Glande surrénale-Système Endocrine

        Les glandes surrénales sont des glandes endocrines formées de deux parties : au centre la médullosurrénale qui sécrète l'adrénaline, à la périphérie la corticosurrénale qui sécrète les glucocorticoïdes.

        D'un point de vue anatomique, la surrénale est située en position antério-supérieure par rapport au rein et est irriguée par les artères surrénales.

        Elle est divisée en deux structures distinctes :

- la moelle ou médullo-surrénale

- le cortex ou corticosurrénale

        Ces structures sont toutes deux connectées en permanence au système nerveux. Comme le nom l'indique, la médullo-surrénale est située à l'intérieur de la surrénale, alors que la corticosurrénale en recouvre la surface.

            Médullo-surrénale

       La médullo-surrénale est la principale source corporelle d'hormones du groupe des catécholamines (adrénaline et noradrénaline).

            Corticosurrénale

       En contraste avec la médullo-surrénale, certaines cellules de la corticosurrénale appartiennent à l'axe hypothalamus-hypophyse-surrénale et sont une source de la synthèse du cortisol.

       D'autres cellules corticales produisent des androgènes tels la testostérone, alors que certaines contrôlent les concentrations d'eau et d'électrolytes en secrétant de l'aldostérone.

       Les cellules de la corticosurrénale contiennent un réticulum endoplasmique lisse développé, de nombreuses mitochondries, des vacuoles lipidiques et parfois des lipofuchsine.

         Les glandes endocrines sont des organes ou parties d’organes qui produisent des hormones. Ces dernières ont la particularité d’être véhiculées par le sang, donc d’agir à distance et de participer à la régulation de nombreux mécanismes du corps humain. Par exemple: le pancréas et l’insuline, la thyroïde et les hormones thyroïdiennes, les glandes surrénales et les hormones de stress (adrénaline). Ces organes peuvent présenter une maladie touchant l’organe dans sa morphologie (augmentation de la taille, tumeur bénigne ou maligne) ou dans sa fonction endocrine: tumeur fonctionnelle (cancer produisant une hormone) par opposition à une tumeur non fonctionnelle. Une augmentation/diminution de la fonction est appelée respectivement hyper/hypofonction (par exemple hyperthyroïdie). La chirurgie endocrine fait partie d’une équipe multidisciplinaire en raison de la possible complexité des situations en relation avec l’organe ou sa fonction: spécialistes en endocrinologie, radiologie, gastroentérologie, anatomopathologie, médecine nucléaire, diabétologie, néphrologie entre autres. A la complexité de certaines maladies correspondent des interventions chirurgicales complexes, où la chirurgie minimale invasive a aussi fait sa place (intervention par laparoscopie, incisions centrées sur la glande atteinte).

         Une glande endocrine est un organe interne (une glande) qui sécrète des hormones dans la circulation sanguine, lesquelles exercent alors leur action spécifique sur des organes- ou des cellules-cibles distants. Les hormones agissent en tant que messagers chimiques, régulant de nombreuses fonctions de l'organisme telles que la croissance, le développement, la reproduction, le métabolisme, la pression artérielle, la glycémie et l'équilibre des fluides. On trouve des glandes endocrines chez la plupart des animaux, y compris chez les invertébré

         Les animaux possèdent, en plus du système immunitaire, deux grands réseaux de communications internes : le système nerveux et le système endocrinien.      

         L'appareil endocrinien transmet ses messages grâce à la sécrétion des hormones, généralement des peptides ou des protéines, tandis que le système nerveux utilise les neurones, qui libèrent des neurotransmetteurs dans les synapses pour transmettre l'influx nerveux à d'autres neurones. Mais ces deux systèmes ont des inter-relations profondes, puisque certains neurones synthétisent également des peptides, appelés neuropeptides, qui sont alors libérés dans la circulation sanguine : par exemple, chez les mammifères, les fibres nerveuses hypothalamiques à somatostatine ou à hormone thyréotrope (TRH) libèrent dans l'éminence médiane leurs produits de sécrétion, qui atteignent l'hypophyse antérieure par l'intermédiaire des vaisseaux du système porte.

Les épithéliums glandulaires endocrine peuvent être sous forme:

- de glandes endocrines bien individualisées (ex: thyroïde, hypophyse, testicules, ovaires...)

- d'amas de cellules endocrines (ex: îlots de Langerhans du pancréas, cellules de Leydig des testicules)

- dispersée, diffuse, au sein d'autres organes (ex: cellules endocrines du tube digestif, comme les cellules à gastrine de l'estomac, les cellules à sécrétine du duodénum, ou les cellules à glicentine du colon).

        Certaines glandes sont mixtes, associant une partie endocrine et une partie exocrine, comme les gonades (testicules et ovaires) ou le pancréas, sécrétant vers le milieu extérieur, généralement par l'intermédiaire de canaux excréteurs.

          Chez les mammifères, les glandes endocrines pures sont la thyroïde, les parathyroïdes, les surrénales, l'hypophyse, la glande pinéale (ou épiphyse). Chez les arthropodes, on peut citer la glande de mue.

         Enfin, d'autres organes peuvent également jouer un certain rôle endocrine : par exemple, les cellules de la graisse (ou adipocytes) sécrètent de la leptine ; les ovaires et les testicules produisent naturellement les gamètes, mais ils ont également une fonction endocrine.

         Pendant la grossesse, le placenta joue également le rôle d'une glande endocrine ; il devient le principal producteur d'hormones stéroïdes. Les hormones produites par ces glandes peuvent être des peptides (par exemple la TRH) ou des protéines (par exemple l'insuline) ; des stéroïdes comme l'œstrogène, la progestérone et la testostérone ; ou des dérivés d'acides aminés comme les hormones thyroïdiennes.

Liste des principales glandes endocrines chez les vertébrés

- Hypophyse  

- Surrénale  

- Thyroïde  

- Ovaire ou Testicule

- Parathyroïde  

- Pancréas   

- Thymus   

         Le pancréas est un organe à sécrétion endocrine et exocrine c'est à dire qu'il fabrique des hormones déversées dans le sang et des enzymes digestives déversées dans le duodénum.

         Les îlots de Langerhans, amas de cellules dispersés dans tout le pancréas, sécrètent des hormones : l’insuline surtout, qui est produite par la cellule bêta, mais aussi le glucagon, la somatostatine et d'autres hormones produites par les cellules dites non bêta.

         Environ 80 % de la masse glandulaire du pancréas est responsable de la sécrétion exocrine c'est à dire des enzymes (20 environ) responsables de la digestion des protéines, des triglycérides et des glucides alimentaires.

         Les enzymes pancréatiques sont sécrétées en excès et la mal digestion ne survient que si plus de 90 % de la glande a été détruite (alcoolisme par exemple)

         Situé dans la partie supérieure de l’abdomen, le pancréas est un organe profond expliquant les difficultés de diagnostic précoce en cas d'affection le concernant.

Il comprend 4 parties : La tête et l’isthme qui s’insèrent dans le cadre du duodénum, le corps et la queue qui se prolongent jusqu’au bord de la rate.

      Les enzymes sont collectées dans le canal de Wirsung qui se joint ensuite au cholédoque (venant du foie et de la vésicule biliaire) pour s'aboucher via l'ampoule de Vater au niveau de la papille duodénale.

On peut ainsi comprendre que toute pathologie de la tête du pancréas entrainera une obstruction du cholédoque d'où un ictère (jaunisse).

Inversement, un calcul du cholédoque pourra provoquer une obstruction du canal de Wirsung d'où pancréatite (par autodigestion de la glande en quelque sorte)

         Le corps humain est un système complexe d'organes en relation les uns avec les autres, qui doivent travailler ensemble pour fonctionner correctement. Les glandes endocrines contrôlent les fonctions de l'organisme par l'intermédiaire de substances chimiques appelées hormones, qui sont libérées dans la circulation générale. Les hormones agissent comme des messagers chimiques qui voyagent dans tout le corps grâce à la circulation sanguine.

         Les différents organes du système endocrinien sont situés dans des régions parfois très éloignées de l'organisme. L'hypophyse est dans la boîte crânienne, la thyroïde dans le cou, le thymus dans le thorax, les glandes surrénales et le pancréas dans l'abdomen, les ovaires et les testicules dans le bassin. Les hormones qu'elles libèrent régulent les pulsions et émotions fondamentales, comme les pulsions sexuelles, la violence, la colère, la peur, la joie et le chagrin. Elles stimulent également la croissance et l'identité sexuelle, contrôlent la température corporelle, contribuent à la réparation des tissus lésés et aident à générer de l'énergie.

         L'insuline est une hormone produite par le pancréas. Le pancréas est situé juste derrière la partie inférieure de l'estomac. C'est le deuxième organe le plus volumineux de l'organisme. Il produit également l'hormone glucagon. L'insuline et le glucagon fonctionnent en complémentarité. Si la sécrétion d'insuline est trop faible, le taux de glucose augmente: c'est ce qui ce passe dans le diabète, pathologie la plus courante du système endocrinien.

         L'hypophyse (ou glande pituitaire) est une petite glande de la taille d'un petit pois, située à la base du cerveau, dans une petite dépression de l'os sphénoïde appelée la selle turcique. Elle est sous le contrôle de l'hypothalamus à laquelle elle est attachée. On la qualifie parfois de glande maîtresse, car elle sert d'agent de liaison entre le système nerveux et le système endocrinien. L'hypophyse produit plusieurs hormones qui servent à réguler les autres glandes endocrines, mais aussi la rétention d'eau par les reins. Une autre déclenche les contractions de l'utérus pendant l'accouchement, et stimule ensuite la production de lait par les glandes mammaires. L'une des hormones pituitaires les plus importantes est l'hormone de croissance (GH). Elle contrôle la croissance en régulant la quantité de nutriments absorbée par les cellules. L'hormone de croissance agit également en conjonction avec l'insuline pour réguler la glycémie.

         La glande thyroïde est située au niveau du cou et sécrète deux hormones. Une de ces hormones intervient sur la vitesse de croissance et le métabolisme de toutes les cellules du corps. Elle contrôle les réflexes et régule la vitesse à laquelle le corps produit de l'énergie et transforme la nourriture en éléments entrant dans la composition de l'organisme. L'autre hormone diminue la quantité de calcium présente dans le sang (calcémie). Les petites glandes parathyroïdes, situées à l'arrière de la glande thyroïde, produisent une hormone qui travaille étroitement avec les hormones thyroïdiennes pour maintenir l'homéostasie de la calcémie et éviter un excès de calcium (appelé hypercalcémie) dans le sang.

         Surplombant le cœur, le thymus est un organe bilobé comportant essentiellement des lymphocytes en cours de maturation. La lymphe transporte les globules blancs vers cet organe, où ils prolifèrent et se transforment en cellules spéciales chargées de lutter contre l'infection. Bien que la fonction du thymus ne soit pas encore complètement comprise, on sait qu'il constitue un élément important dans le développement de l'immunité à l'égard de diverses maladies.

Les glandes surrénales coiffent la partie supérieure de chaque rein. Elles sécrètent des hormones qui aident à lutter contre le stress. De grandes quantités d'hormones sont libérées chaque fois que le système nerveux sympathique réagit à des émotions intenses, telles que la peur ou la colère. Ce phénomène peut déclencher une réaction de "lutte ou de fuite" au cours de laquelle la pression artérielle augmente, les pupilles se dilatent et le sang est dirigé en priorité vers les organes vitaux et les muscles squelettiques. Le cœur est également stimulé. Les glandes surrénales produisent aussi des hormones intervenant dans la production d'énergie, qui régulent le métabolisme des glucides, lipides et protéines. Une autre hormone contrôle l'équilibre hydroélectrolytique. Cet équilibre est primordial pour la contractilité des muscles.

       Quelques exemples de maladies liées au stress :

         Hypertension : Chaque fois que l'on s'énerve, la corticosurrénale ou cortex, sécrète de l'adrénaline qui entraîne la diminution du diamètre des vaisseaux sanguins. Ce phénomène fait monter la tension artérielle et, à la longue, altère la paroi des vaisseaux en créant des lésions.   

         La spasmophilie : elle correspond à un état d'hyperexcitabilité neuromusculaire par lequel les cellules nerveuses s'excitent elles mêmes de façon anormale. Elle se manifeste par des spasmes et des contractures qui provoquent crampes, oppression respiratoire, vertiges et spasmes abdominaux. Ici le magnésium et le potassium peuvent agir

         L'asthme :le stress agit sur la respiration. Quand on a peur, par exemple, on dit qu'on a le souffle coupé. C'est aussi un facteur déclenchant des crises d'asthme. Un petit choc émotif suffit à bloquer la respiration et, sans intervention ou retour au calme, il peut provoquer un étouffement

         L'ulcère à l'estomac : Située à un endroit stratégique du tube digestif, la muqueuse de l'estomac est soumise aux agressions extérieures par les terminaisons nerveuses. L'ulcère correspond un déséquilibre entre les moyens de défense de la muqueuse et l'agression des sucs digestifs.

         Les maladies coronariennes : le stress, avec ses décharges d'adrénaline, provoque une altération de la paroi des vaisseaux sanguins qui alimentent le cœur. Si le sang est chargé de graisses, les artères coronaires se bouchent peu à peu au niveau des petites lésions. L'insuffisance coronarienne se traduit par serrement douloureux localisé dans la poitrine. Quand l'artère coronaire devient complètement obstruée, une partie du cœur ne reçoit plus de sang et se nécrose : c'est l'infarctus du myocarde.